Référence :21342

Jeanne d'Arc.

1896 1 Paris, Plon, Nourrit & Cie, 1896, 36.5 x 47 cm., in-folio oblong, en feuilles, planches montées sur Marie-Louise encadrées d'un triple filets rehaussé d'un bandeau coquille d'oeuf, estampé à froid de fleurs de lys aux écoinçons, sous coffret cartonné.

Le cycle de Jeanne d'Arc reste le plus connu de tous les travaux de Maurice BOUTET de MONVEL. Il en commence les illustrations du cycle johannique en 1894. Les tons vifs rappellent les enluminures médiévales. Il réalise une très belle mise en scène et mise en page en jouant avec les couleurs, ce qui lui permet d'augmenter le caractère oppressant des scènes de bataille ou dans la scène de supplice. Il utilise à cet effet les tons de prune-marron et gris. Au contraire pour les passages plus légers comme sa révélation, sa présentation au Roi, ses victoires... les couleurs tendres et lumineuses (jaune-orange-rouge-vert tendre) sont utilisées pour accentuer l'effet de la foule et de mouvement il osera même, par 5 fois, déborder du cadre de l'image. Sur la page de titre Maurice Boutet de Monvel utilise l'image de Jeanne d'Arc afin de donner une image positive de l'armée française. Ce thème de la jeune Lorraine luttant pour l'indépendance de la France connaît un regain d'intérêt après la guerre de 1870, et la perte de l'Alsace-Lorraine. Des pèlerinages à Domrémy, s'organisent, et les tableaux sur ce thème abondent dans les Salons.On la voit écraser les soldats prussiens sur son passage et derrière elle se tient l'armée française, droite et combative. Jeanne d'Arc était considérée à la fin du XIXè siècle comme la sainte patronne des armées françaises. Le livre de Maurice BOUTET de MONVEL devient vite un "best-seller". Petites piqures marginales essentiellement sur les Marie-Louise, infimes plis, restaurations, usures, salissures et étui postérieur. Exemplaire personnel de l'artiste sur fin papier Japon.

2,500.00 €